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Merci à Michael pour son reportage
" Vive Christian Vander et Vive Magma ! Il y a quelques années, à l'époque des concerts au Trianon, ce groupe semblait à son apogée. Christian et ses compagnons, pourtant, ont encore repoussé les limites de leur art. Leur prestation est absolument éblouissante, et les fans qui étaient présents à Bobigny samedi dernier ne sont pas prets d'oublier leur soirée . J'aime le moment où le groupe investit gravement la scène. Pas un mot. La concentration se devine en chacun des musiciens... Un coup de caisse claire, et nous voilà transportés dans un univers musical vertigineux ! Magma, au meilleur de sa forme, nous emmène pour un long voyage d'une heure, quelque part entre Mekanik Destruktiw Kommandoh et Kontarkosz : cela s'intitule K.A. Cette grande pièce a beaucoup progressé. Pas par sa structure qui reste la meme, mais par l'émotion qu'elle véhicule. A plusieurs moments, nous approcherons de l'extase. K.A. hérite d'un savoir faire gigantesque, et je guette incessamment sa sortie en album !
Nous n'aurons pas le temps de nous remettre de nos émotions. Dans l'instant suivant la fin du morceau, Emmanuel Borghi entonne l'introduction... de Mekanik ! Acclamation du public parisien. Doweri Wishendo Worai... Nous ne le savons pas encore, mais c'est une version inouie qui va nous etre servie, ce soir... Les musiciens sont prodigieux de virtuosité. Les quatre choristes s'exécutent avec talent ; leur présence scénique en impose. Nous entendons gronder la colère du peuple marchant sur le palais. J'en ai froid dans le dos ! Philippe Buissonnet, le moment venu, assène le solo le plus sauvage que l'on ait du entendre depuis qu'existe la basse électrique !! Puis c'est la grande explosion finale. Je n'ai jamais vu Christian Vander se démener de la sorte. Les mots sont faibles pour décrire ce que nous voyons et entendons : un véritable cataclysme ! Il allie à la précision des plus grands une frappe surpuissante, et puise son inspiration dans l'instant : un veritable spectacle, expressif et jamais démonstatif !
Wirt, da felt dos Kreun Korman ! Nous n'entendrons pas la Grande Musique Finale, qui fermait l'album M.D.K. et les concerts au Trianon. Le groupe revient sur scène pour un rappel bien mérité. Stella présente les musiciens et invite le public à remonter le temps plus loin encore dans l'histoire de groupe. Magma finit en apothéose avec une version émouvante de Kobaia : le morceau nous est offert dans une version proche de celle de l'album. Antoine Paganotti s'exécute au chant : c'est très réussi. Les voix féminines font merveille, et une fois encore, nous entendons dans la musique de Magma nombre d'instruments qui ne sont pas sur scène ! On dirait que la musique vient directement du ciel... Heureusement, nous aurons 800 bornes d'autoroute pour redescendre sur terre. Michael Meynet
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