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Chistian Vander met le feu à la salle Poirel ! Si tout avait commençé normalement à Nancy dans une salle Poirel comble et un public plutôt jeune, on sentait bien que cela n'allait pas tarder à chauffer sérieusement. Tout ici s'y prêtait à merveille !
Les dorures, les boiseries, les tentures allaient prendre facilement feu. S'il couvait lentement depuis l'entame de la Trilogie , l'incendie se déclencha vers le milieu de Theusz Hamtack (Zeuhl Wortz) pour faire rage deux heures durant. Tout venait de l'arrière, de cette satanée batterie portée à incandescence par Christian Vander. Folle danse endiablée de la charleston qui menace de se disloquer, vibrrrrations telluriques de la grosse caisse qui ne doit son salut qu' aux traditionnelles briques qui la maintiennent, et caisse claire qui plie sous les coups de massue, la rythmique est d'enfer.
Wurdah Itah , le temps de la haine !
Si la pause avait permis une accalmie sur le front de l'incendie , la braise rougeoyait encore sous la scène et il ne suffit que de trois mots pour la ranimer: Mekanik Destruktiw Kommandoh. Les pompiers Mac Gaw et Bussonnet n'y purent rien. Allumant des contre feux de tous cotés , ils ne parvinrent pas à lutter avec la violence du feu qui sévissait sous les poignets de Vander. La basse luttait pour suivre (survivre ?) , la guitare était surclassée en décibels par la force infernale et le rythme imposé par le diable en personne.
Les vestales officièrent et leurs chants offrandes s' élevèrent en volutes à travers les flammes.
Cette fois s' en était fini de la salle Poirel. Mekanik Kommandoh était passé par là, libérant cette fois toutes les énergies restantes et nous faisant nous sentir ainsi incroyablement VIVANTS..... FUTURA6768, 19 mai 2001
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