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Un compte rendu de Yves Rohbacher de Anoux , merci pour son soutien
Salut.
J'espère que tu étais à Nancy hier soir (ce matin...), sinon, voici ce qui s'y est passé:
La soirée a comencé avec JAGA JAZZIST, groupe de dix musiciens dont la musique m'a fait penser à ces vieux SOFT MACHINE dont je n'arrive pas à écouter la face 2 (période "Six" & "Seven").
Puis, PACIFIC TRIO, dont le jazz pourtant impeccablement interprété ne m'a pas touché. Sans interruption, le contrebassiste a quitté la scène et les deux autres larrons (impressionnant batteur) ont été rejoints par le reste d'OFFERING, pour "Joïa" et un long "Another Day". Long dans le temps d'exécution, parce que pour ce qui est de la perception, je suis bizarrement passé de 22 heures et des brouettes à plus de minuit sans m'en être rendu compte, tant cette version a été prenante.
Changement de scène, puis le line-up actuel de MAGMA prend la scène d'assaut pour le long KA qu'on connaît bien maintenant. A un moment, tout à droite de la scène, derrière le podium sur lequel étaient Stella et Isabelle, Klaus Blasquiz est venu faire un peu de percu, puis est reparti, puis est revenu, jusqu'à ce que Stella le prenne par le bras et l'emmène devant le micro au centre de la scène. Il n'attendait que çà...
Fin du morceau, Bernard PAGANOTTI rejoint le groupe pour un "De Futura" puissance 10, le son avec les deux basses est monstrueux.
Puis, c'est Didier Lockwood qui vient à son tour pour MDK, ainsi que les cuivres du Trianon et Julie VANDER. J'attendais beaucoup du chorus de basse de Bernard (j'ai une grande admiration pour ce musicien depuis un certain concert à Metz en janvier 76...), je pensais que Philippe BUSSONET allait lui céder la place, mais les deux bassistes sont restés ensemble sur la scène. Philippe B. a fait un solo MONSTRUEUX, sous le regard de Bernard et des autres en retrait de la scène, puis Bernard... m'a tuer... puis, après la reprise du thème par les deux basses, Didier Lockwood s'est avancé à son tour et... a dispersé mes cendres à tout jamais...
Ecoute, là, je délire sur le clavier mais je ne sais pas comment tenter de te transmettre autrement un peu de l'intensité de ce que j'ai ressenti...
Je me suis senti vide toute la journée, dur dur de redescendre, de toute façon, je n'en avais pas envie. Il y a longtemps que çà ne m'etait plus arrivé, ce sentiment d'avoir été le témoin d'un évènement unique... Tu sais que c'est fini, les images s'effacent déjà et pourtant, tu veux figer le moment malgré tout, par peur du manque.
Quand le rideau s'est refermé, il était deux heures vingt, le réveil à 6:15 pour un truc au boulot qui allait nécessiter beaucoup d'attention... alors que je suis vidé.
Il y a quelqu'un d'autre qui a écrit une chronique de ce concert à http://groups.yahoo.com/group/avant-progressive/message/9380, je t'invite à la lire aussi, je m'y retrouve bien.
Amicalement,
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