Olympia 81 , 10 ans

“Quel événement dans la vie du jeune fan fraichement converti ! Rattraper en une seule soirée 10 ans de formations de Magma.



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. .... Les quatre heures de concert à l' Olympia , par delà les changements sur la scène, pouvaient laisser l'impression qu' on avait entendu qu'une seule et même oeuvre , sorte de variations puissament scandées autour des noces de Stravinsky agrémentées d' intermèdes mélodiques (le sublime Hhaï qui demeure ce que Vander a écrit de plus simplement beau) , poétiques ou quasiment sacrés (un nouveau et magnifique morceau introduit par un long poême - en français- d'une poignante fascination telle une suite du "Itah" de "Magma2"*) . En réunissant la quasi totalité des protagonistes (à l'exception des cuivres - pourquoi alors qu'ils figuraient sur l'original et que leur présence eût ajouté en couleur au vrombrissement de la machine ?) pour un final grandiose en forme de "Mekanik Destruktiw Kommandoh" pour voix d'homme et choeur de femmes , grosses et petites percussions, deux claviers, deux guitares, trois basses et un violon. Vander faisait la démonstration qu'à l'exception de la masse sonore, la redondance apportait peu de chose à sa musique, qui dans son abstraction même planait au dessus de la mêlée. Ce qui paradoxalement me ramenait a cette idée qui depuis me trotte dans la tête et qui ne m'anquera pas d'en choquer quelques-uns. Christain Vander n' est peut-être pas un grand compositeur, peut-être sa technique d'écriture est-elle limitée. Ce qui revient à dire que ce n'est pas un grand musicien de la forme mais un inégalable musicien et poête de l'âme, de la volonté, de l'énergie, du cosmique, capable de boulverser en trois concerts une foule de dix mille disciples.
                                                           JM Bailleux Rock and Folk , extrait

(* Il s'agit de Zess que l'on peut entendre sur le Live à Bobino)