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“On respire sa musique par toutes les pores de la peau , et l' on voudrait que cela ne
... Une étape importante puisqu'elle correspondait à la sortie du nouvel album, " Üdü Wüdü" , et que la formation actuelle n'est plus celle qui cet été arracha au sommeil les rescapés hagards du Castellet. N'en restent plus que Christian Vander, Klaus Blasquiz et Didier Lockwood. Patrick Gauthier et Bernard Paganotti sont partis fonder un autre groupe, Benoit Widemann joue maintenant avec Alan Stivell. A La place on trouve Michel Grailler , remarquable pianiste très à l' aise dans le travail harmonique et rythmique qui à toujours été l'essentiel du rôle des claviers dans Magma. A la guitare , Gabriel Federow qui il y a quelques années jouait dans un groupe à Strasbourg avec Pierre Moerlen. Mais l'évènement bien sûr c'est le retour de Janick Top à la basse, parce que Janick est depuis longtemps engagé dans une quête similaire à celle de Vander, parce que comme lui il est un visionnaire qui n' interprète pas mais qui vit ses notes et qu' aujourd' hui il partage avec lui la responsabilité de ce qu'est Magma. C' est d' ailleurs un de ses morceaux qui occupe l' intégralité de la deuxième face de " Üdü Wüdü" , "De Futura" qui joué juste après "Emëhntëht - Re" en concert , s' affirme de la même ampleur que "Mekanik" donnant toujours cette impression d' un peuple en marche, à la poursuite d'un rêve qui à peine atteint devra être projeté encore plus loin , encore plus haut , pour que jamais le voyage ne s'achève. Vander et Top ont ceci en commun que leur approche de l'instrument est créative au lien d' être répétitive et purement scolaire comme dans le cas de la plupart des gens dont on parle aujourd'hui: leur technique leur sert à inventer un monde , qui se suffit à lui-même, qui existe par lui-même , arraché à l'éléctricité , au métal ou aux peaux. Leurs solos ne sont pas des exhibitions , des étalages de procédés ; ils sont construits , organisés, ilsexpriment exactement la même chose que les morceaux joués par le groupe tout entier. L eson change parce que les musiciens changent , mais l' Esprit reste le même qu' aux premiers jours du groupe. Aussi bien sûr le plan temporel (du premier double album à "Üdü Wüdü") que sur le plan spatial (d'un morceau à l'autre sur un mëme disque). C' est la même entité prenant plusieures formes. Là est la garantie de la durée de magma , qui comme tous les créatuerus répètera toujours la même idée, mais de mieux en mieux. Et quand on compare la première mouture de "Mekanik Destruktiw ommandoh" sur 45 tpurs simple il y prés de quatre ans avec les fastes de l'impérial opéra barbare qui est sa version actuelle , on se rends mieux compte de quoi les passions de ces gens sont faites. Reste à sombrer dans l'ambiance de démence caractérisée qui baigne le solo de violon de Didier Lockwood et à se laisser emporter par le final le plus gigantesque qu 'ait jamais réalisé un groupe électrique. Alors on ne se sent plus agressé , quand on imagine sur ces rythmes la danse folle qu'ils évoquent , quand on reçoit la joie qui remplit ces chants on n'écoute plus Magma la tête entre les mains. Michel Bourre , Rock and Folk |
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